Selon M. SORO Souleymane, DRH du groupe Cemoi et Président du RIGRH , : «Le RIGRH entend maintenir le cap »

Qu’est ce que l’entreprenariat ?
26/01/2017
10 raisons pour lesquelles le management de projets est essentiel pour la réussite de votre entreprise.
24/02/2017

Porté à la tête du Réseau Ivoirien des Gestionnaires des Ressources Humaines (RIGRH) par ses pairs, lors des dernières Journées Nationales des Ressources Humaines (JNRH) qui ont eu lieu du 28 au 30 juillet 2016 à Yamoussoukro, M. Souleymane SORO, DRH du Groupe CEMOI, est un président ambitieux. Pour la nouvelle année, il adresse ses vœux à ses pairs et à ses collaborateurs et lève un coin de voile sur les perspectives du RIGRH en 2017…

IRH Mag : Quels sont vos voeux Président, pour cette année 2017 ?

SORO Souleymane : Je formule mes voeux les meilleurs de santé à l’endroit de tout le monde sans exception. Nous gérons les hommes, donc nos voeux sont destinés à tous les hommes et à toutes les femmes. J’adresse également mes voeux de santé à mes collègues gestionnaires des Ressources Humaines qui sont au service de ces personnes parce que sans la santé nous ne pouvons pas travailler. Que la paix véritable s’installe dans le pays pour que nos entreprises travaillent et prospèrent.

Les JNRH occupe une place de choix dans le cadre du RIGRH. Qu’est-ce qui est prévu à ce niveau ?

Les Journées Nationales des Ressources Humaines sont pour nous une occasion dans l’année où tous les professionnels de la fonction se rencontrent pour réfléchir sur une problématique majeure relative à la vie de nos entreprises. En l’occurrence, comment emmener les ressources humaines à contribuer aux performances des entreprises, à créer de la valeur… Nous trouvons toujours des thèmes d’actualité qui vont nous permettre d’être des acteurs clés de l’entreprise parce qu’une entreprise n’a de valeur que par ses hommes. Les JNRH sont une excellente plateforme de formation pour nos collaborateurs et pour nous-mêmes managers, dirigeants… Dans notre plan d’action, nous avons prévu une grande place à la formation de nos collaborateurs et des dirigeants. En tant que réseau leader, nous entendons maintenir le cap.

Comment appréciez-vous le lancement des RH Awards aux JNRH ?

C’est une belle initiative. C’est une compétition loyale, assez judicieuse qui va amener les uns et les autres à travailler davantage pour le renforcement de la fonction RH. Car nous demandons aux candidats d’avoir une influence nationale et internationale en faisant des contributions et des parutions. L’objectif est de trouver des valeurs sûres pour renforcer le réseau et cela est vraiment à encourager.

Vous prenez les rênes d’un réseau qui a de réelles atouts…

Bien évidemment ! Aujourd’hui, l’image de la fonction RH sur le plan national et international s’est nettement améliorée grâce aux actions menées par le RIGRH. Le nombre de participants internationaux aux JNRH est aussi une des actions du réseau. L’impact du réseau au niveau international est fort. Nous avons un positionnement clair car les JNMétiers ont débuté avec les gestionnaires des Ressources Humaines et il en existe sept maintenant.

Vos pairs ont porté leur choix sur vous. C’est une marque de confiance…

Nous tenons à les en remercier. En tant que membre du bureau sortant, nous avons apporté notre pierre à l’édification de ce réseau. Nous avons été de tous les combats et aujourd’hui nous continuons toujours d’agir dans ce sens pour porter haut le flambeau de la fonction RH tant au plan national qu’au niveau international.

Quelle plus-value voulez-vous apporter à ce réseau en votre qualité de nouveau président ?

D’abord maintenir et booster les actions antérieures qui ont été menées. Nous avons à cet effet lancé un vaste chantier qui porte notamment sur le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux. Nous avons créé une plateforme pour accompagner les acteurs des RH qui sortent de l’école et qui embrassent le métier pour la première fois. Ensuite, nous allons former nos assistants en leur apportant les outils nécessaires pour qu’ils soient à même de comprendre les nouveaux postes qui se créent. Enfin, l’un des enjeux est d’être aux côtés du Patronat ivoirien. À cet titre, nous nous devons d’accompagner la CGECI à travers sa commission sociale, scientifique de recherche et de formation dans toutes les activités industrielles. Au demeurant, nous entendons renforcer les liens entre les membres et essayer d’augmenter le nombre d’adhérents.

Comment appréciez-vous le niveau des RH en Côte d’Ivoire ?

Globalement, l’image du RH est positive. Lorsque je compare ce niveau à celui de la sous-région, nous avons un positionnement de leader. Nous souhaitons garder le cap. Aujourd’hui, beaucoup d’Ivoiriens sont à la tête de grandes multinationales, ce qui prouve que notre niveau est vraiment élevé.

Retracez-nous en quelques mots votre parcours professionnel

Depuis 2004, j’ai intégré le groupe CEMOI dont je suis le DRH actuellement. J’ai fait des études universitaires. Je suis titulaire d’une Maitrise en criminologie. Après mon diplôme en criminologie, j’ai fait un DESS en gestion des RH au Centre Universitaire de Formation Professionnelle (CUFOP). C’est dans ce centre que j’ai appris le métier de Gestionnaires des Ressources Humaines, car j’avais un intérêt particulier pour la fonction RH. Ensuite, j’ai intégré le cabinet JPL Consultants. Après avoir construit des stratégies pour de nombreuses entreprises dans ce cabinet, il était temps de les éprouver moi-même sur le terrain. Quand j’ai eu l’opportunité d’aller en entreprise, je n’ai pas hésité.

Un appel à lancer…

Je lance un appel à tous les DRH, quelle que soit la taille de leur entreprise, de venir intégrer le réseau. On ne finit jamais d’apprendre. On a toujours besoin d’expériences. Le réseau est un réseau leader qui apporte beaucoup à tous ses membres. Je les invite donc tous à adhérer à cette plateforme pour qu’ensemble nous portions haut le flambeau des RH en Côte d’Ivoire.

 

(Extrait de IRH Mag N° 16 Janvier – Février 2017)

//]]>