Photo Marie Noelle
DIX QUESTIONS – NOELLE N’GUESSAN
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RENFORCEMENT DES CAPACITES
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En janvier, nous disions que l’IESE, une business school basée à Barcelone, avait établi un partenariat avec MDE Business School (Management et Développement d’Entreprise), située à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, pour lancer le premier Advanced Management Program de ce pays. Malgré le timing inopportun – le pays était alors confronté à une guerre civile – les écoles furent déterminées à ce que le lancement de février se poursuive.

En l’occurrence, leur optimisme était justifié, et ce mois de juin, le premier groupe effectua le déplacement sur le campus de l’IESE pour le module européen du programme. Pourtant, les participants furent confrontés à des défis bien au-delà de la norme. En mars, le conflit faisant rage et le corps professoral de l’extérieur ne pouvant effectuer le voyage, les participants en furent réduits à des rencontres en petits groupes de discussions. Pour les participants, la crise a mis en exergue l’importance de l’approche de partenariat, et l’ouverture aux points de vue extérieurs qu’elle procure.

Selon Mme Dao Gabala : « Quand vous sortez d’une crise, vous ne voyez que des problèmes. Il devient difficile de voir les opportunités. Nous avons été capables de prendre du recul, de réfléchir un peu et de redéfinir les stratégies ».
IESE et MDE ont l’espoir que de nouvelles personnes viendront des pays voisins, tandis que les participants actuels déclarent que malgré la situation dramatique (même si elle s’améliore), ils s’engagent à partager la vision de M. Frigola, qui est de créer des chefs d’entreprises pour aider le pays à se relever.

«Notre but principal est de revenir et de transmettre ces connaissances à ceux qui en auront besoin» déclare Emmanuel Koffi, directeur d’une compagnie pétrolière. Mme Dao Gabala est d’accord sur ce point: « Nous voulons contribuer au développement de notre pays. Si nous ne le faisons pas nous même, qui le fera à notre place ? Nous voulons que les choses s’améliorent parce que nous pensons à nos enfants ». Selon elle, cela aiderait d’avoir plus de programmes comme celui-ci en Afrique. «Croyez-moi, la demande est réelle ».

(Traduction non officielle, par MDE Business School)

AUTEUR : Conrad Heine, 27.07.2011

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