MANAGEMENT : DES CADRES D’ENTREPRISES AIGUISENT LEURS CAPACITES PERSONNELLES.
02/10/2010
PRESSE INTERNATIONALE – MDE BUSINESS SCHOOL
06/02/2012

 

Noelle N’ Guessan est étudiante en MBA à IESE Business School en Espagne. Après l’obtention de son diplôme, elle compte intégrer MDE Business School. C’est cette école située en Côte d’Ivoire qui a financé les études en MBA de Mlle N’Guessan dont le désir est de l’aider à devenir une des meilleures Business Schools d’Afrique. Anciennement connu sous le nom de IHE-Afrique (Institut de Hautes-Etudes Afrique), l’école a depuis 2004 organisé des séminaires de formation à l’intention des cadres de l’Afrique de l’Ouest.

Née à dans la ville de Dimbokro, en Côte d’Ivoire, Mlle N’Guessan est titulaire d’un diplôme de premier cycle en comptabilité et a travaillé comme auditeur stagiaire à PricewaterhouseCoopers et contrôleur de gestion à Nestlé SA.

Quelle est le meilleur conseil que vous ayez reçu d’un professeur ?
« Si vous n’essayez jamais ce que vous n’avez jamais fait, vous ne saurez jamais ce que cela aurait pu être » vous garderez toujours un sentiment de culpabilité pour n’avoir pas essayé de faire ce qu’il faut. Changez le monde, sinon améliorez-le.

Qu’auriez-vous fait si vous étiez actuellement doyen d’une Business School ?
Regrouper les étudiants selon leur qualification et leur demander de réfléchir sur la dynamique du commerce international afin de trouver une solution durable pour une meilleure répartition des richesses de la terre.

Quelle est la plus grande leçon que vous ayez jamais apprise ?
« Rien n’est gratuit » : en matière de relations humaines, la philanthropie pure n’existe pas, parce que l’Homme cherche toujours à montrer que son argent est un moyen pour lui de se sentir comme Dieu pour un temps – capable de garder les autres en vie, leur donner de la nourriture ou de l’instruction. En économie, « aide » n’est pas le mot juste pour qualifier l’argent octroyé aux pays Africains, puisque c’est un moyen d’ouvrir de nouveaux marchés pour tous : ceux qui donnent et ceux qui ne donnent pas.

Avez-vous une routine de travail ?
Je commence tôt le matin, parce que je pense que le cerveau est frais le matin. J’essaie aussi de lire mon courriel toutes les 30 minutes, mais pas tout le temps.

Quelle est le plus mauvais travail que vous ayez jamais eu à faire ?
Pendant mon stage entre mes des deux années de MBA, j’ai travaillé pour une entreprise où mon patron direct semblait avoir un projet en tête. Je n’étais pas capable de comprendre sa vision mentale et je devais me contenter de celle qui était mise sur papier. Je finis par être frustrée, parce que je ne fus pas en mesure de livrer ce qu’on attendait de moi.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui sont dans les affaires ?
Les femmes, de ce que j’ai pu voir jusqu’ici, sont intuitives, inspirées et motivées. Mais rester de longues heures à faire la même chose n’est pas la solution (je pense que cela fonctionne avec n’importe qui, mais la plupart du temps pas avec les femmes), nous avons besoin d’assez de temps pour réfléchir sur les décisions.

Comment gérez-vous cet environnement dominé par les hommes ?
Juste en restant moi-même. Dans mon dernier poste, j’étais la seule femme dans une équipe de quatre, et je devais travailler dur pour me faire entendre. Mais, ce n’était pas parce que mes camarades d’équipe ne voulaient pas m’écouter. Je ne suis pas ce genre de féministe qui voit la discrimination partout. C’était juste qu’ils n’étaient pas habitués à ce genre de voix avec ses intonations particulières. Il était donc de mon devoir de faire en sorte qu’ils prêtent attention à mes idées et mes points de vue : j’ai mis du temps à construire mon argumentaire de façon audible, tout en expliquant ma démarche étape par étape, et en montrant la preuve de mon raisonnement. C’était beaucoup de travail, mais ça valait le coup car je fus pleinement intégrée dans l’équipe.

Si vous aviez la possibilité de recommencer tout cela, que feriez-vous différemment ?
Faire un mémo sur le fait de faire équipe avec une femme pour que les hommes le lisent afin de faciliter leur collaboration avec la prochaine femme avec qui ils travailleraient.

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
Washington Square de Henry James – une lecture facile. Je l’ai utilisé pour me déconnecter de mes études car j’étais sous pression lors de la préparation d’un évènement de prise de parole en public pour des lycéens.

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Mon inspiration vient de la conviction que j’ai d’avoir une mission à remplir dans la vie et d’être sur la bonne voie, vu le MBA que je fais en ce moment. Je ne pense pas que ma mission soit quelque chose du genre découvrir le prochain ordinateur ou bien écrire le prochain livre passionnant. Je pense qu’on peut changer la société et la vie des autres en changeant notre façon habituelle de faire les choses ordinaires.

AUTEUR : Charlotte Clarke (The Financial Times)

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