L’IESE commémore son 60e anniversaire avec l’ensemble de ses 16 Business School Associées.

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Mgr Ocáriz: “La société est un grand transformateur de personnes. C’est une valeur et un droit qui doit être promu “


« La société est une communauté de personnes qui sert d’autres personnes au sein d’une société de personnes. Ce n’est qu’après avoir examiné ce capital que les installations, la technologie et les réalités juridiques ont de la place. » Cela a été rappelé par le Grand Chancelier de l’Université de Navarre, Mgr Fernando Ocáriz, lors de sa visite aujourd’hui sur le campus de l’IESE à Barcelone pour participer au congrès académique “L’entreprise et ses responsabilités sociales” célébrant le 60e anniversaire de l’IESE.

Le congrès, dirigé par le professeur Antonio Argandoña, a pour objectif de réfléchir à la raison d’être des dirigeants et des entreprises à une époque de mutations sociales, économiques et technologiques considérables. Et quel devrait être le rôle des écoles de gestion d’entreprise ?

À cette fin, des représentants de 16 écoles partenaires de l’IESE et des professeurs d’autres universités, tels que Robert G. Kennedy (Université de Saint-Thomas), Martin Rhonheimer (Université Pontificale de la Sainte-Croix), João Luis César das Neves (Université catholique de Lisbonne), Ennea Okonedo (Lagos Business School) et Juan Manuel Elegido (Pan-Atlantic Univesity ) ont participé à la conférence.

L’entreprise, une réalité positive

Dans son discours, Mgr Ocáriz a évoqué ce que nous comprenons aujourd’hui en tant qu’entreprise, en associant ces organisations non seulement aux résultats économiques, mais également aux piliers fondamentaux de notre société.

De nos jours, les entreprises n’ont pas bonne réputation et les médias nous rappellent chaque jour “une préoccupation excessive pour les résultats économiques, un travail inhumain, des horaires incompatibles avec les besoins des familles … » Pour le grand chancelier, “il y a bien sûr des raisons à cette vision pessimiste, mais ce n’est pas le dernier mot”.

Si l’entreprise est une communauté de personnes, il n’est pas correct de la juger uniquement pour une partie de ses résultats. Les gens doivent être les protagonistes et les destinataires des actions menées dans les organisations. Il est légitime d’essayer de réaliser un retour sur investissement satisfaisant, mais en évitant toujours la tentation de rechercher de l’argent, du pouvoir et le succès personnel avant tout “, a-t-il ajouté.

Le sens du travail

Insistant sur l’importance du travail pour le développement humain, Mgr Ocáriz a déclaré que le changement que chaque personne subissait en lui-même était plus important encore : “La société est sans aucun doute un grand transformateur de personnes et une expression de leur liberté, qui est une valeur fondamentale et un droit inaliénable qui doit être promu et protégé. C’est une expression de la sociabilité de la personne qui a besoin de la relation avec les autres pour satisfaire ses besoins matériels et spirituels, donner un sens à son travail, rendre service aux autres, se connaître et atteindre sa plénitude.

“Sur notre lieu de travail, a-t-il continué, chaque jour il y a un transfert continu des avantages. Nous recevons beaucoup, pas seulement un salaire, mais aussi des connaissances, des compétences, des relations ou des amitiés. Et, en même temps, nous donnons beaucoup : temps, efforts, attention, enthousiasme, connaissances, expériences … Nous donnons tout cela à l’entreprise, à nos familles et à la société en général, et nous recevons de chacun d’eux. Ainsi, même les plus égoïstes, qui ont peut-être conçu leur travail exclusivement comme un moyen de satisfaire leurs intérêts personnels, finissent par servir. ”

Le rôle des managers est essentiel pour rendre possible cette vision humaniste du business et du travail. “Quelle est la tâche principale du manager? Convoquer, former, guider, exiger, encourager, prendre en charge et, parfois, soigner l’équipe humaine chargée des activités de la société “, a déclaré le Grand Chancelier.

Dans cette ligne, il a également rappelé les paroles de Saint Josémaria, fondateur de l’Université de Navarre, qui, lors de sa visite à l’IESE en 1972, avait déclaré que « la première vertu que l’entrepreneur doit pratiquer est la charité, car la justice ne suffit pas ».

60 ans d’impact positif

Mgr Ocáriz a souligné que, depuis sa création, IESE a conçu la société “non seulement comme un capital qui cherche à générer un rendement, ou comme des installations qui procurent du travail à certaines personnes, pas même comme un projet fournissant des services à consommateurs et les travailleurs, mais surtout en tant que communauté de personnes “.

“Depuis ce premier programme de formation en gestion qui a débuté en novembre 1958, IESE a subi des changements notables qui se sont traduits par des améliorations professionnelles et personnelles pour les milliers de femmes et d’hommes qui ont bénéficié de l’empreinte que IESE a laissée dans la société “, a-t-il déclaré.

La conférence du Grand Chancelier s’est terminée par un regard sur l’avenir : “Il reste encore beaucoup à faire : de nouvelles générations arrivent chaque jour dans vos salles de classe, vos programmes se multiplient, vous couvrez de plus en plus de pays, vos travaux de recherche reçoivent des éloges bien mérités … Mais ce qui distingue IESE est cette référence constante aux valeurs éthiques et morales. Soyez-lui toujours fidèle. ”

 

 

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